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Citations sur la classe sociale
Il y a 21 citations sur la classe sociale.
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HAUTE (La) : La partie riche de chaque classe sociale. Il y a des bourgeois de la haute, des lorettes de la haute, des voleurs de la haute.
Lorédan Larchey — Les Excentricités du langage -
Il saluait chapeau bas tous ceux qui appartenaient à une classe sociale supérieure à la sienne, il traitait avec mépris ou condescendance ses inférieurs, […].
H. G. Wells — La Guerre dans les airs -
Arrivé au Japon au VIIe siècle, le kimono s’y est développé au XIVe siècle, selon des codes précis : tissu et couleur indiquaient la classe sociale ou le statut marital. Dans un pays désormais occidentalisé, le kimono est aujourd’hui plutôt réservé aux événements traditionnels.
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Mais comment expliquer dans ce cas, rien que par le fait d'une multiplication par le grand nombre des membres d'une classe sociale relative, le changement de l'erreur de la conscience individuelle dans une vérité principale et entitique d'une conscience collective — à ce qu'on dirait — métaphysique ? — (La Revue mondiale, Volume 172, 1926)
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Cette particularité grammaticale est très répandue dans la région de Lyon et dans toute la zone historiquement arpitanophone, indépendamment de l'âge ou de la classe sociale du locuteur.
Benoît de Bretagne — 2009 -
Les pronétaires apparaissent comme une nouvelle classe sociale d'usagers du numérique.
Isabelle Compiègne — La société numérique: La société numérique en question(s -
Même chômeurs, ils restent des bobos désignés par les vocables « bomeurs » ou « chobos », pour « bobos-chômeurs ». Avec de telles disparités économiques entre les bomeurs et les bobos gentrifieurs qui vivent dans des appartements à 10 000 euros le mètre carré, il est impossible de faire des bobos une classe sociale dont les membres auraient des intérêts convergents.
Laure Watrin — Thomas Legrand -
Suivant la classe sociale des parents, l’expression peut aller de « Cessez de faire les sots » à « Vous allez vous en manger une ! », mais l’intonation de l’ordre et de la menace sont pareillement nuancées d’une incontestable résignation.
Philippe Delerm — Enregistrements pirates -
L’accent des classes supérieures britanniques – la received pronunciation – s’avère le facteur distinctif crucial de la classe sociale à travers le pays entier, de l’Écosse à l’Irlande et au pays de Galles, des marécages de l’Est au promontoire des Cornouailles à l’ouest.
William Boyd — « UN VERNIS D'ÉGALITARISME » -
Avant d'être un mouvement revivalist, le Paisley Underground est presque une classe sociale à part dans le rock californien, alors en pleine mutation pour le meilleur (Black Flag, The Germs et la scène punk du club The Masque) et pour le pire (la délirante scène hair-metal du Sunset Trip, pour ne citer qu’elle).
Arthur Cemeli — C'était quoi au juste le Paisley Underground ? -
Le temps a cessé d’être une suite insensible de jours, à remplir de cours et d’exposés, de stations dans les cafés et à la bibliothèque, menant aux examens et aux vacances d’été, à l’avenir. Il est devenu une chose informe qui avançait à l’intérieur de moi et qu’il fallait détruire à tout prix. J’allais aux cours de littérature et de sociologie, au restau U, je buvais des cafés midi et soir à la Faluche, le bar réservé aux étudiants. Je n’étais plus dans le même monde. Il y avait les autres filles, avec leurs ventres vides, et moi. Pour penser ma situation, je n’employais aucun des termes qui la désignent, ni « j’attends un enfant », ni « enceinte », encore moins « grossesse », voisin de « grotesque ». Ils contenaient l’acceptation d’un futur qui n’aurait pas lieu. Ce n’était pas la peine de nommer ce que j’avais décidé de faire disparaître. Dans l’agenda, j’écrivais : « ça », « cette chose-là », une seule fois « enceinte ». Je passais de l’incrédulité que cela m’arrive, à moi, à la certitude que cela devait forcément m’arriver. Cela m’attendait depuis la première fois que j’avais joui sous mes draps, à quatorze ans, n’ayant jamais pu, ensuite – malgré des prières à la Vierge et différentes saintes -, m’empêcher de renouveler l’expérience, rêvant avec persistance que j’étais une pute. Il était même miraculeux que je ne me sois pas trouvée plus tôt dans cette situation. Jusqu’à l’été précédent, j’avais réussi aux prix d’efforts et d’humiliations – être traitée de salope et d’allumeuse – à ne pas faire l’amour complètement. Je n’avais finalement dû mon salut qu’à la violence d’un désir qui, s’accommodant mal des limites du flirt, m’avait conduite à redouter jusqu’au simple baiser. J’établissais confusément un lien entre ma classe sociale d’origine et ce qui m’arrivait. Première à faire des études supérieures dans une famille d’ouvriers et de petits commerçants, j’avais échappé à l’usine et au comptoir. Mais ni le bac ni la licence de lettres n’avaient réussi à détourner la fatalité de la transmission d’une pauvreté dont la fille enceinte était, au même titre que l’alcoolique, l’emblème. J’étais rattrapée par le cul et ce qui poussait en moi c’était, d’une certaine manière, l’échec social. Je n’éprouvais aucune appréhension à l’idée d’avorter. Cela me paraissait, sinon facile, du moins faisable, et ne nécessitant aucun courage particulier. Une épreuve ordinaire. Il suffisait de suivre la voie dans laquelle une longue cohorte de femmes m’avait précédée. Depuis l’adolescence, j’avais accumulé des récits, lus dans des romans, apportés par la rumeur du quartier dans les conversations à voix basse. J’avais acquis un savoir vague sur les moyens à utiliser, l’aiguille à tricoter, la queue de persil, les injections d’eau savonneuse, l’équitation – la meilleure solution consistant à trouver un médecin dit « marron » ou une femme au joli nom, une « faiseuse d’anges », l’un et l’autre très coûteux mais je n’avais aucune idée des tarifs. L’année d’avant, une jeune femme divorcée m’avait racontée qu’un médecin de Strasbourg lui avait fait passer un enfant, sans me donner de détails, sauf, « j’avais tellement mal que je me cramponnais au lavabo ». J’étais prêter à me cramponner moi aussi au lavabo. Je ne pensais pas que je puisse en mourir.
Annie Ernaux — L’Événement – Éditions Gallimard 2000 -
La notion de classe sociale explique sans doute la sympathie des syndicats ouvriers pour les partis de gauche, la place éventuelle de ces organisations sur l'échiquier politique
Reynaud — Syndicat en France -
[…] Chaque classe sociale a sa pathologie.
Marcel Proust — À la recherche du temps perdu, la Fugitive , Gallimard -
Une langue est harmonieuse selon la classe sociale qui la parle.
Jean-Claude Lalanne-Cassou — On a tué Charles Perrault -
Les élites seraient profiteuses, favoriseraient l’entre soi, ne penseraient qu’à se goinfrer au détriment des salariés lambda, inégalitaires par définition, elles sont incapables de favoriser l’intérêt général. L’élite est la nouvelle classe sociale à abattre, le nouvel aristo à guillotiner !
Causeur — Sauvons nos élites à tout prix! - Causeur -
À travers ces questions passionnantes, Laura Raim et Chantal Jaquet explorent les illusions de la méritocratie et de la volonté, analysent la rencontre amoureuse comme force qui peut briser les barrières entre les classes, mais aussi le rejet qu’on peut expérimenter dans sa classe sociale de naissance, qui amène à la quitter pour survivre. Elles rappellent aussi que la classe n’est pas seulement un état financier, mais un ensemble de codes culturels, sociaux, ou vestimentaires qui continuent à faire partie de soi.
Madmoizelle — Peut-on vraiment devenir transfuge de classe ? La philosophe Chantal Jaquet répond - Madmoizelle -
La classe moyenne était en mesure de copier ces codes : le marché de la fripe, déjà très important au Moyen-Âge, a encore pris de l’essor aux XVIIIe et XIXe siècles. On pouvait acheter des vêtements de la bonne bourgeoisie qui n'étaient plus vraiment à la mode. On était donc certes un peu en décalage mais on pouvait copier la classe sociale au-dessus.
RetroNews - Le site de presse de la BnF — Tenue correcte exigée : une histoire des scandales vestimentaires | RetroNews - Le site de presse de la BnF -
Une idylle se noue à laquelle, pourtant, elle peine à croire. Comment un homme aussi élégant, cultivé, appartenant à une classe sociale aisée peut-il s’attacher à une femme aussi insignifiante ? Malgré ses doutes, elle accepte de s’installer avec lui, y voyant un moyen inespéré d’approcher l’univers de Béatrice Blandy. Tout dans l’appartement porte la marque de l’écrivaine talentueuse dont le mari continue à cultiver le souvenir et à laquelle, progressivement, Elsa s’identifie.
JHM — "Quelque chose à te dire" : tellement tentant ! - JHM -
Une autre explication est cependant possible. Et si à force de vouloir représenter les différents secteurs d’un pays fracturé, plutôt qu'une classe sociale, la France Insoumise s’était piégée elle-même ? Si victime de son succès, en quelque sorte, elle reflétait si bien le pays qu'elle se condamne à en reproduite les symptômes, et à mettre en scène les blocages de la société qu'elle voudrait changer ?
France Culture — France Insoumise : le diagnostic qui passait pour une prescription -
La société russe d'autrefois était marquée par la présence des dvoriane, ces petits propriétaires terriens qui formaient une classe sociale importante dans le pays.
Jeanne Delacour — Citation fictive générée à l'aide d'intelligence artificielle -
Comme celle de Maxime, auteur de guide de voyages, qui a rencontré Jesca, une agent d’informations touristiques, en Tanzanie. Ou Florence, 27 ans, volontaire à Saint-Louis au Sénégal, qui a eu le coup de foudre pour Aliou, 40 ans et déjà marié. Mais si la passion amoureuse ne connaît pas les frontières, le poison du doute s'immisce parfois dans ces couples mixtes composés d'Occidentaux et de Subsahariens. Les sociologues l'ont remarqué depuis longtemps, l'hétérogamie –le fait de rechercher involontairement un conjoint dans une classe sociale ou un pays différent du sien– est source de séparation relativement rapide dans les couples.
Slate.fr — L'amour et le poison du doute dans les couples mixtes «Nord-Sud» | Slate.fr