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Citations sur le grec
Il y a 32 citations sur le grec.
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Le grec moderne est tellement mêlé de slave, de turc et d'italien, que l'ancien s'y noie (1850, p. 265) :
Flaubert — Correspondance -
Très cher fils,[…] je t’engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Épistémon : l’un par un enseignement vivant et oral, l’autre par de louables exemples, peuvent te former.J’entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut Quintilien ; deuxièmement le latin ; puis l’hébreu pour les saintes Lettres, le chaldéen et l’arabe pour la même raison ; et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin. Qu’il n’y ait d’étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t’aideras de l’Encyclopédie universelle des auteurs qui s’en sont occupés.Des arts libéraux : géométrie, arithmétique et musique, je t’en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans ; continue ; de l’astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l’astrologie, comme autant d’abus et de futilités.Et quant à la connaissance de l’histoire naturelle, je veux que tu t’y adonnes avec zèle : qu’il n’y ait ni mer, ni rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l’Orient et du Midi, que rien ne te soit inconnu.Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes et les Cabalistes, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l’autre monde qu’est l’homme. Et pendant quelques heures du jour, va voir les saintes Lettres : d’abord en grec le Nouveau Testament et les épîtres des apôtres, puis, en hébreu, l’Ancien Testament.En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l’étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs.Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras mieux le faire qu’en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu’en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu’ailleurs.Mais – parce que, selon le sage Salomon, Sagesse n’entre pas en âme malveillante et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en Lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; […]Mon fils, que la paix et la grâce de Notre-Seigneur soient avec toi. Amen.D’Utopie, ce dix-septième jour du mois de mars,ton père, Gargantua.
François Rabelais — Pantagruel -
Depuis, j’ai vérifié que le vent est un grand personnage de la géographie, et que l’on s’expose à ne rien comprendre à l’histoire si l’on oublie les brises, les typhons, les mistrals et les foehns, ou bien ce vent grec qui emporta par étourderie, voilà près de trois mille ans, quelques marins de Phocée en Asie Mineure, et qui les jeta en France afin qu’ils créent la ville de Marseille.
« Vent » — dans Lapouge Gilles -
Ils ne sont toujours pas habitués à la coutume grecque qui consiste à se mettre à table à point d’heure.
Robert Baer et Dayna Baer — Mémoires d’un couple d’agents de la CIA -
Le Moyen Âge, en donnant le costume et les habitudes chevaleresques à des guerriers grecs ou troyens, les enlevait, en quelque sorte, à l’antiquité, et se les appropriait par son ignorance.
Jean-Jacques Ampère — La Littérature française au Moyen Âge -
L'édifice est moderne, et construit en forme de croix grecque : il est surmonté d'un petit dôme
Dusaulx — Voyage à Barège -
Vous devez connaître ça, Vingtras, vous qui avez fait vos classes ? Ça vient du grec, à ce qu’ils disent, les bacheliers !… Ils savent d’où ça vient, mais ils ne savent pas où ça mène !
Jules Vallès — L’Insurgé -
Les religieux s'étaient querellés sur la date à laquelle il convenait de célébrer la fête de Pâques. Les uns tenaient pour le calendrier romain, les autres pour le calendrier grec, et les horreurs d'un schisme chronologique déchiraient le monastère
Anatole France — Île ping -
Déjà à Constantinople, en 1213, il [Pélage] avait, par son intransigeance, fait échouer le programme que lui avait confié le pape Innocent III pour la réconciliation de l'Église grecque et de l'Église romaine
Grousset — Croisades -
Le nez grec se nouait par une ligne presque sans inflexion à un front élevé et rétréci comme le front pressé par une forte pensée
Lamartine — Raphaël -
Le döner est aussi un bon révélateur de la diversité de la France et de la plasticité de son identité : peu présent en Bretagne, où il est supplanté par la galette-saucisse, on le surnomme le « grec » à Paris et en Île-de-France.
Christophe Ayad — Le kebab -
La première fois, j’invite plutôt une fille au McDo ou au sushi, parce que le cadre est plus favorable. Question de déco, d’ambiance. Le grec, ça leur fait un peu peur. Mais une fois qu’on est ensemble, on peut y aller sans souci.
Jérôme Porier — « Pour 20 euros -
L'i grec du mystère
Renard — Journal -
En toilette, on porte une robe d'organdi ou de crêpe de la Chine, avec corsage drapé à la grecque (Obs. modes, 1818, p. 17) :
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Va t'faire, homme incorrec', Voir par les Grecs
Georges Brassens — Poèmes et Chansons -
Vanité des vanités, dit l'inconnu de l'Ecclésiaste, tout n'est que vanité. Il a peut-être commencé à le dire en sumérien. Peut-être bien avant Babel le disait-il déjà. Puis en araméen, en hébreu, en grec et, en latin Vanitas.
René Barjavel — La faim du tigre -
Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil,Chio, qu’ombrageaient les charmilles,Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefoisUn chœur dansant de jeunes filles.Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,Courbait sa tête humiliée ;Il avait pour asile, il avait pour appuiUne blanche aubépine, une fleur, comme luiDans le grand ravage oubliée.
Victor Hugo — L’Enfant -
C’est papa qui ne sera pas content. Ça le décide. Il se redresse. Va au téléphone. Décroche. Compose un numéro. Sa main tremble un peu. Alea jacta est. Qu’il soupire. Il a fait du latin. Et du grec. Ne pensait pas avoir à s’en servir en pareilles circonstances. Allô ? Passez-moi Martial, au garage.
Jean-Hugues Oppel — Zaune -
Car, en réalité, quoi qu'on dise pour habiller l'abdication en stratégie et le renvoi aux calendes grecques en « phases » successives, la justice sociale passe derrière l'efficacité économique.
Régis Debray — À demain de Gaulle -
Mes amies, et Zaza elle-même, jouaient avec aisance leur rôle mondain; elles paraissaient au « jour » de leur mère, servaient le thé, souriaient, disaient aimablement des riens; moi je souriais mal, je ne savais pas faire du charme, de l’esprit ni même des concessions. Mes parents me citaient en exemple des jeunes filles « remarquablement intelligentes » et qui cependant brillaient dans les salons. Je m’en irritais car je savais que leur cas n’avait rien de commun avec le mien: elles travaillaient en amateurs tandis que j’avais passé professionnelle. Je préparais cette année les certificats de littérature, de latin, de mathématiques générales, et j’apprenais le grec ; j’avais établi moi-même ce programme, la difficulté m’amusait; mais précisément, pour m’imposer de gaieté de cœur un pareil effort, il fallait que l’étude ne représentât pas un à-côté de ma vie mais ma vie même: les choses dont on parlait autour de moi ne m’intéressaient pas. Je n’avais pas d’idées subversives; en fait, je n’avais guère d’idées, sur rien; mais toute la journée je m’entraînais à réfléchir, à comprendre, à critiquer, je m’interrogeais, je cherchais avec précision la vérité: ce scrupule me rendait inapte aux conversations mondaines.
Simone de Beauvoir — Mémoires d’une jeune fille rangée -
Excusez-moi, Monsieur, je n'entends pas le grec.
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière — Les Femmes savantes, III, 3, Henriette -
Un professeur de grec est quelqu'un qui sait un peu de grec et rien d'autre.
Henri Louis Mencken -
Tout ce que les hommes ont dit de mieux a été dit en grec.
Marguerite Yourcenar — Mémoires d'Hadrien -
Il y a bien des gens que la vanité fait parler grec, et même quelquefois d'une langue qu'ils n'entendent pas.
Nicolas de Malebranche — De la recherche de la vérité -
On peut supprimer les classes de latin et de grec mais pas les siècles durant lesquels Socrate et Virgile ont irrigué nos intelligences.
Jean d'Ormesson — Extrait de l'interview du Figaro du 21 janvier 2017 -
Les gens qui savent le grec sont cinq ou six en Europe ; ceux qui savent le français sont en bien plus petit nombre.
Paul-Louis Courier — Monsieur Renouard -
[…] Ah ! permettez de grâce, Que pour l'amour du grec, Monsieur, on vous embrasse.
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière — Les Femmes savantes, III, 3, Philaminte -
Pour être vraiment médiéval, il ne faut pas avoir de corps. Pour être vraiment moderne, il ne faut pas avoir d'âme. Pour être vraiment grec, il faut être nu.
Oscar Wilde — Formules et maximes -
La botanique c'est l'art de sécher les plantes entre des feuilles de papier et de les injurier en grec et en latin.
Alphonse Karr -
Ce sont les Grecs qui nous ont légué le plus beau mot de notre langue : le mot " enthousiasme" - du grec en théo, un Dieu intérieur.
Louis Pasteur -
Notre langue n'est qu'un mélange de grec, de latin et de tudesque, avec quelques restes confus de gaulois.
Fénelon -
Observons un grec ancien : il est enveloppé dans un drap, il tient un parchemin et il apporte au monde la civilisation.
Pierre Desproges — Fonds de tiroir