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Citations sur le langué
Il y a 16 citations sur le langué.
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Trois mille francs! Qu'est-ce que vous voulez qu'on fiche avec ça? Il n'y aurait pas six jours de pain, et si l'on comptait sur des étrangers, des gens qui habitaient l'Angleterre, on pouvait tout de suite se coucher et avaler sa langue
Émile Zola — Germinal -
Il faut bien s'amuser un peu et tirer la langue à la mort qui nous surveille et nous recommande de ne prendre ni froid ni chaud. Quelle gouvernante! Quelle colle!
Cocteau — Appogiatures -
La langue glaciaire
George -
Le sabotier s'émerveillait de la curiosité de Thomas pour ce qui concernait l'Église. Une fois la langue lui démangeait trop, il interrogea son élève : « Tu veux être prêtre? » L'autre nia
Queffélec — Recteur -
Il se mit à rouler sa cigarette, la lécha d'un coup de langue
Van der Meersch — Invasion 14 -
Il ne parlait que l'anglais − et peut-être les langues classiques : car un petit Platon en grec
André Malraux — Espoir -
On sait un latin, ou, plutôt, on fait semblant de savoir un latin, dont la version du baccalauréat est la fin dernière et définitive. J'estime, pour ma part, que mieux vaudrait rendre l'enseignement des langues mortes entièrement facultatif (...) et dresser seulement quelques élèves à les connaître assez solidement, plutôt que de les contraindre en masse à absorber des parcelles inassimilables de langages qui n'ont jamais existé...
Valéry — Variété III -
Le latin du Moyen Age était encore bien vivant : on pouvait traiter des affaires, bavarder, plaisanter, se disputer, jurer en latin! Il restait en outre la langue littéraire la plus pratiquée de l'Occident, et sa langue internationale la plus utile
Fanny Burney — Les Langues internationales, Paris, Presses Universitaires de France -
Un élève apprendra d'autant mieux un type de structure ou d'emploi en langue seconde qu'il en aura préalablement compris les principes en langue maternelle
E. Roulet — Langue maternelle et langues secondes, Paris, Hatier-Credif -
En Hongrie, l'effervescence demeura très vive en 1790. Des centaines de pamphlets réclamaient, au nom du « peuple », le rétablissement du régime représentatif et l'adoption du magyar comme langue officielle
Lefebvre — Révolution française -
La plainte timorée de Lamennais : « On ne sait presque plus le français, on ne l'écrit plus, on ne le parle plus », − plainte qui ne veut rien dire, sinon : le français étant une langue vivante se modifie périodiquement
Gourmont — Esthétique du langage français -
Il est permis de se demander en quelle mesure, malgré l’unification politique et malgré l’école, le turc pourra devenir la langue commune de l’empire turc et déplacer l’arabe, l’albanais, le grec, l’arménien, le judéo-espagnol et les autres idiomes parlés dans l’empire […]
Antoine Meillet — Scientia -
L'argot donc est la langue spéciale de la pègre, c'est-à-dire l'ensemble des mots propres aux truands, et des malfaiteurs, créés par eux et employés par eux à l'exclusion des autres groupes sociaux qui les ignorent ou ne les utilisent pas en dehors de circonstances exceptionnelles
Pierre Guiraud — L'Argot, Paris, Presses Universitaires de France -
Appliqué aux choses linguistiques, le terme de parenté est ambigu et a souvent induit en erreur des gens peu avertis des faits du langage. Certains linguistes même, ce qui est moins excusable, ont parfois pris au sérieux un simple terme métaphorique et ont dressé pour les langues des tableaux généalogiques (...). On s'est cru dès lors autorisé à dire que le français par exemple ou l'italien étaient nés du latin, et à parler de langues mères, et de langues filles, et de langues sœurs. Terminologie fâcheuse, parce qu'elle donne une idée fausse du rapport des langues entre elles. Il n'y a rien de commun entre la « parenté » des langues et la filiation ou la génération, au sens physiologique de ces termes.
Vendryes — Langage -
Les métaphysiciens d'Élée et Empédocle d'Agrigente chantèrent les mystères de la nature dans la langue des dieux
Ozanam — Philosophie de Dante -
Il n’est point certes ici question du jargon des coquillards et des gueux qui, depuis fort longtemps, n’a plus cours parmi la pègre, mais de la langue verte dans sa pleine saveur.
Francis Carco — préface de L’Argot du « milieu » de Jean Lacassagne et Pierre Devaux