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Citations sur le prêt à
Il y a 941 citations sur le prêt à.
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Elle est petite, ronde de partout, grasse à lard, avec des doigts bouffis, étranglés aux phalanges, pareils à des chapelets de courtes saucisses, avec une peau luisante et tendue, une gorge énorme qui saillait sous sa robe, elle restait cependant appétissante et courue, tant sa fraîcheur faisait plaisir à voir. Sa figure était une pomme pivoine prêt à fleurir, et là-dedans s’ouvraient, en haut, deux yeux noirs magnifiques, ombragés de grands cils épais qui mettaient une ombre dedans ; en bas, une bouche charmante, étroite, humide pour le baiser, meublée de quenottes luisantes et microscopiques.
Guy de Maupassant — Boule de suif -
Et puis, mon cher, j’ai du flair pour ces choses-là. Gaubrey va démarrer. Alors, il ne faut pas rater le coche. C’est un placement. Moi, je suis prêt à lui prendre une dizaine de toiles, rien que pour faire monter les prix.
Boileau-Narcejac — … Et mon tout est un homme -
On peut poser la question de la façon suivante : qui, ici, est prêt à se faire tuer pour que la France devienne le Clos Joli de l’Europe ? Duprat, dis-je. Par amour ou par haine? demanda Guédard. Il paraît que l’un et l’autre vont assez bien ensemble, dis-je. Qui aime bien châtie bien et cœtera.
Romain Gary — Les Cerfs-volants -
Et toi, tu aimais ça, le commerce ? Pour ça, je crois que oui. Il était prêt à toutes les concessions. Tu vois, je le savais. Mais ça a raté. Je n’ai jamais pu l’acheter. Un restaurant, oui, à la bonne franquette. Tu vois ce que je veux dire ? Prix fixe, trois plats, pas plus, un menu, pas de carte. Le lundi, un seul plat. Une bonne choucroute. Bien garnie. Bien chaude. Tu vois ?
Marguerite Duras — Des journées entières dans les arbres -
Oyez, oyez, oyez ! Voici le brave chevalier Brian de Bois-Guilbert prêt à combattre contre tout chevalier de naissance noble qui voudra soutenir la cause de la jeune Rébecca, […]
Walter Scott — Ivanhoé -
STEPAN Ensuite ? ANNENKOV Ensuite, nous verrons. Tu dois être prêt à nous remplacer, le cas échéant, et maintenir la liaison avec le Comité Central.
Albert Camus — Les Justes -
Tu as dit deux sous de poivre ? Deux sous de rien, mon cher ami ! À part les yeux. Alors paye-toi du luxe (pour elle) avec un corps de maison déjà coquet, difficile à remuer avec les ancêtres ; son mari qui faisait la pluie et le beau temps jusqu’à la Préfecture, incluse et y comprise ; qui refusait surtout l’essentiel et à tire-larigot ; un pays cabochard, comme ci, comme ça, pas très rond, prêt à la traîner dans la boue.
Jean Giono — L’Iris de Suse -
Et il tendit au juge un double permis en bonne et due forme qui avait été rédigé par les greffes de Boston et de Trenton, après acquittement des droits de licence. M. Proth prit les papiers, il affourcha sur son nez ses lunettes à monture d'or, il lut attentivement ces pièces, régulièrement légalisées et revêtues du timbre officiel, et dit « Ces papiers sont en règle, et je suis prêt à vous délivrer le certificat de mariage. »
Jules Vernes — La Chasse au météore -
Il vous faisait à volonté une missive qui, transmise à un graphologue, trahissait un homme d'affaires, riche, volontaire, mais au fond un cœur d'or, généreux avec les dames, ou un timide employé de banque, sentimental, prêt à tout croire, épris de petite fleur bleue.
Louis Aragon — les Beaux Quartiers -
Il souriait, d’ores et déjà conquis et prêt à tout ce qu’on voudra, pourvu qu’on n’attente point à sa tranquillité.
Georges Courteline — Messieurs les ronds-de-cuir -
La mère d’Aladdin prit la lampe où elle l’avoit mise. « La voilà, dit-elle à son fils ; mais elle est bien sale, pour peu qu’elle soit nettoyée, je crois qu’elle en vaudra quelque chose davantage. » Elle prit de l’eau et un peu de sable fin pour la nettoyer ; mais à peine eut-elle commencé à frotter cette lampe, qu’en un instant, en présence de son fils, un génie hideux et d’une grandeur gigantesque s’éleva et parut devant elle, et lui dit d’une voix tonnante :« Que veux-tu ? Me voici prêt à t’obéir, comme ton esclave, et de tous ceux qui ont la lampe à la main, moi avec les autres esclaves de la lampe ! » […]Aladdin qui avoit déjà eu une apparition à-peu-près semblable dans le caveau, sans perdre de temps ni le jugement, se saisit promptement de la lampe, et en suppléant au défaut de sa mère, il répondit pour elle d’un ton ferme. « J’ai faim, dit-il au génie, apportez-moi de quoi manger. » Le génie disparut, et un instant après il revint chargé d’un grand bassin d’argent qu’il portoit sur sa tête, avec douze plats couverts de même métal, pleins d’excellents mets arrangés dessus, avec six grands pains blancs comme neige sur les plats, deux bouteilles de vin exquis, et deux tasses d’argent à la main. Il posa le tout sur le sofa, et aussitôt il disparut.
Histoire d’Aladdin ou la Lampe merveilleuse — Traduit par Antoine Galland -
Elle se demanda ce qu’elle allait faire maintenant, cherchant une occupation pour son esprit, une besogne pour ses mains. Elle n’avait point envie de redescendre au salon auprès de sa mère qui sommeillait ; et elle songeait à une promenade, mais la campagne semblait si triste qu’elle sentait en son cœur, rien qu’à la regarder par la fenêtre, une pesanteur de mélancolie.Alors elle s’aperçut qu’elle n’avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l’avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu’elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d’amour se trouvait tout de suite accomplie. L’homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l’emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien.Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l’inconnu. Oui, c’était fini d’attendre.Alors plus rien à faire, aujourd’hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves.Elle se leva et vint coller son front aux vitres froides. Puis, après avoir regardé quelque temps le ciel où roulaient des nuages sombres, elle se décida à sortir.Étaient-ce la même campagne, la même herbe, les mêmes arbres qu’au mois de mai ? Qu’étaient donc devenues la gaieté ensoleillée des feuilles, et la poésie verte du gazon où flambaient les pissenlits, où saignaient les coquelicots, où rayonnaient les marguerites, où frétillaient, comme au bout de fils invisibles, les fantasques papillons jaunes ? Et cette griserie de l’air chargé de vie, d’arômes, d’atomes fécondants n’existait plus.Les avenues, détrempées par les continuelles averses d’automne, s’allongeaient, couvertes d’un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage prêt à s’égrener dans l’espace. Et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer, ces dernières feuilles, toutes jaunes maintenant, pareilles à de larges sous d’or, se détachaient, tournoyaient, voltigeaient et tombaient.
Maupassant — Une vie -
Elle avait un cœur très classique, un cœur très féminin, de fonctionnement usuel, toujours prêt à aimer n'importe qui (enfin presque n'importe qui ce genre d'homme, précisément, le genre qui plaît à la plupart). C'était un problème dans la vie, un cœur d'assise aussi instable, aussi fragile (comme on dit un cœur d'artichaut, un cœur en cristal). Un homme d'ailleurs, un jour, lui avait dit Vous êtes. tu es. trop sensible. (Est-ce qu'il la tutoyait ?).
Dominique Barbéris — L’Heure exquise -
Mardi prochain, lorsque vous trouverez Henriette en train de coudre à vous attendre, vous lui direz avant même qu’elle vous ait demandé quoi que ce soit : “Je t’ai menti, comme tu t’en es bien doutée ; ce n’est pas pour la maison Scabelli que je suis allé à Rome cette fois-ci, et c’est en effet pour cette raison que j’ai pris le train de huit heures dix et non l’autre, le plus rapide, le plus commode, qui n’a pas de troisième classe ; c’est uniquement pour Cécile que je suis allé à Rome cette fois-ci, pour lui prouver que je l’ai choisie définitivement contre toi, pour lui annoncer que j’ai enfin réussi à lui trouver une place à Paris, pour lui demander de venir afin qu’elle soit toujours avec moi, afin qu’elle me donne cette vie extraordinaire que tu n’as pas été capable de m’apporter et que moi non plus je n’ai pas su t’offrir ; je le reconnais, je suis coupable à ton égard, c’est entendu, je suis prêt à accepter, à approuver tous tes reproches, à me charger de toutes les fautes que tu voudras si cela peut t’aider le moins du monde à te consoler, à atténuer le choc, mais il est trop tard maintenant, les jeux sont faits, je n’y puis rien changer, ce voyage a eu lieu, Cécile va venir • tu sais bien que je ne suis pas une si grande perte, ce n’est pas la peine de fondre en larmes ainsi…”Mais vous savez bien qu’elle ne pleurera nullement, qu’elle se contentera de vous regarder sans proférer une parole, qu’elle vous laissera discourir sans vous interrompre, que c’est vous, tout seul, par lassitude, qui vous arrêterez, et qu’à ce moment-là vous vous apercevrez que vous êtes dans votre chambre, qu’elle est déjà couchée, qu’elle est en train de coudre, qu’il est tard, que vous êtes fatigué de ce voyage, qu’il pleut sur la place.
Michel Butor — La Modification -
Le théâtre faillit ne pas être prêt à la date fixée à cause d’un ennemi imprévu qui rongeait la nuit ce que les décorateurs installaient le jour : les souris. Peu intéressées par les tapettes à ressort, indifférentes au blé empoisonné, il fallut, pour les détruire, faire appel aux chats de Lunéville.
Jean L’Hôte — La Communale -
Ainsi donc va ce pays râleur, toujours prêt à défendre les causes les plus nobles ou les plus utiles, mais tout aussi prompt à sonner le tocsin quand sa liberté individuelle ou ses habitudes pourraient s’en trouver bousculées. Pour n’avoir pas hésité à le prendre à rebrousse-poil, Edouard Philippe y aura certainement gagné un surnom – « Monsieur 80 km/h » – plutôt paradoxal pour qui veut réformer la France à vive allure.
Gérard Courtois — « Le vaste peuple des automobilistes a brandi le volant comme autrefois les fourches pour une de ces étranges jacqueries qui enflamment le pays » -
Je me trouve depuis trois ans, moi et mes confrères les actionistes [il avait des actions d’une compagnie qui finit par faire banqueroute] dans le cas de la définition que le merveilleux écuyer de don Quichotte faisait d’un chevalier errant, toujours prêt à être empereur, ou roué de coups de bâton.
Jean-Baptiste Rousseau — Lettre à Boutet -
Privée de direction, une troupe hésite. Le capitaine adjudant-major Baume prend le commandement du bataillon, reforme les unités engagées, distribue les commandements et se tient prêt à repousser une contre-attaque qui, devant l'attitude de ses hommes, n'ose pas sortir des tranchées.
Henri Bordeaux — Les Derniers jours du fort de Vaux -
J'avais parlé à Jouvet de M. Friede, agent rabatteur, de MlleMargoline, agent producteur, de M. Pérez, agent commanditaire prêt à risquer des millions pour le lancer au cinéma, (...), tous associés pour faire la publicité mondiale d'une vedette et sortir un grand film à succès international...
Blaise Cendrars — Bourlinguer -
« Je me suis intéressé aux rapports du fils-peintre à son père-juge, un homme assez remarquable qui enseignait à McGill, spécialiste du droit urbain, et qui au fond avait des idées probablement beaucoup plus avant-gardistes que le fils, qui ne parle que de la campagne et qui va livrer un discours antimoderniste très stupide dans les années 1940 », raconte-t-il, tout prêt à continuer une heure sur le sujet, s'il le fallait.
Prix Gérard-Morisset - François-Marc Gagnon est «borduologue» de naissance — Le Devoir.com -
Il m'a fait l'effet d'un sadique prédisposé à la violence, d'un argousin prêt à jouer de la matraque pour un oui ou pour un non.
Glen Cook — Le Château noir -
Contentez-vous que je fasse miroiter, pour vous, cet œil droit, tout doré, prêt à tomber, et cet œil gauche, pareil à une bille d’aventurine…
Colette — La « Merveille » -
"Pour le play-boy au baryton, Paris était prêt à faire des folies. Ironie : Monk et Mulligan deviendront peu après bons amis; ils feront même un disque ensemble […]
Laurent de Wilde — Monk" -
[…] je déclarai que j’étais prêt à demander à être relevé de mon commandement, si je n’avais pas la liberté d’assumer seul mes responsabilités. M. Briand reconnut le bien-fondé de ma demande.
Joseph Joffre — Mémoires -
Chaque canonnier était à sa place : l'un tenait une longue louche, un autre un boutefeu en bois et une grande bougie incandescente, prêt à allumer la poudre, […].
C.-J. Sansom — Corruption -
Il allait aux aguets d’un cri insolite ou d’un sanglot, prêt à monter d’immondes escaliers, tout en serrant dans une poche un browning de fort calibre ainsi qu’une lampe électrique qui projetait une lumière violente et glacée.
Jules Supervielle — Le voleur d’enfants -
Lorsque le ver est prêt à donner sa soie, son appétit s'arrête. C'est l'instant de la montée. L'éleveur doit alors s'occuper à « cabaner », opération qui consiste à disposer en forme de bureaux ou cabanes, dans les intervalles compris entre les claies, des branches de genêts et de bruyères, dans lesquels les insectes montent et choisissent leur place pour commencer à filer leur cocon.
D. de Prat — Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales -
Lorsque le ver est prêt à donner sa soie, son appétit s'arrête. C'est l'instant de la montée. L'éleveur doit alors s'occuper à « cabaner », opération qui consiste à disposer en forme de bureaux ou cabanes, dans les intervalles compris entre les claies, des branches de genêts et de bruyères, dans lesquels les insectes montent et choisissent leur place pour commencer à filer leur cocon.
D. de Prat — Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales -
Dès le matin, le grand-prêtre donnait le signal de la marche, et le peuple suivait en silence. Ce grand prêtre tenait le calumet de paix, c'est-à-dire une longue pipe artistement travaillée. Il remplissait sa bouche de fumée et lançait vers le dieu prêt à paraître, la première bouffée de tabac. C'était chez ces nations la manière de donner son cœur à Dieu.
auteur -
Chaque canonnier était à sa place : l'un tenait une longue louche, un autre un boutefeu en bois et une grande bougie incandescente, prêt à allumer la poudre, […].
C.-J. Sansom — Corruption -
En entrevue à The Gazette et à nouveau à CJAD 800, il s’est dit prêt à signer la lettre de 96 chefs de file de la communauté anglophone contre la loi 96 ! Du clientélisme pur qui vient à un très mauvais moment, avec le discours unilingue anglais du président d’Air Canada qui a fait sauter la baraque linguistique.
Thomas Mulcair — Est-ce que c'est toujours le même Denis Coderre? -
Un collectiviste est un être sans principes, mais prêt à les observer tous, selon les circonstances, et, de plus, sincèrement, comme s’ils étaient siens.
Alexandre Zinoviev — La maison jaune -
Le bon peuple disait : “il a pris les fièvres à la Colonie” et se sentait prêt à les tenir pour excuse de toutes les dingueries dont les coloniaux sont coutumiers.
Léon Lapeyssonnie — Le jardin des mangues : chronique d'un temps perdu -
Un mafieux, un assassin, un comploteur doit toujours craindre l’existence cachée d’un semblable prêt à le supplanter à la moindre occasion : c’est dans l'ordre des choses.
Lounis Aggoun — La colonie française en Algérie: 200 ans d’inavouable : rapines & péculats -
Depuis son installation, assez récente, à Paris, où il habitait un magnifique hôtel, avenue de Friedland, il avait fait venir au Havre son beau yacht, le dernier raffinement du suprême confort, qui autrefois chauffait dans le port de New-York, toujours prêt à lever l'ancre.
Félicien Champsaur — La Toison d’Or -
J'ai répondu tout de suite et courrier par courrier que j'étais prêt à lire sur place tout ce qu'on voudrait, mais que je ne confierais le manuscrit à personne, ...
Victor Hugo — Correspondance -
Le bon peuple disait : “il a pris les fièvres à la Colonie” et se sentait prêt à les tenir pour excuse de toutes les dingueries dont les coloniaux sont coutumiers.
Léon Lapeyssonnie — Le jardin des mangues : chronique d'un temps perdu -
Toujours prêt à s’imaginer que l’humanité entière s’est liguée pour le dépouiller, il ne décolère pas et rumine sans relâche les plus éclatantes et cruelles revanches.
Alphonse Allais — Amours -
Dans le commerce chacun cherche son intérêt. Le vendeur accepte de se dessaisir d'un objet de valeur, mais à la condition d'en tirer le maximum. Le client est prêt à payer cher, à condition d'obtenir ce qu'il convoite.
Jean-Marie Gueullette — Laisse Dieu être Dieu en toi -
Une idée de hasard, volée à un autre par un pauvre diable d'auteur prêt à défendre indifféremment le pour et le contre
Guéhenno — Jean-Jacques, En marge des « Confessions » -
La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle.
H. G. Wells — La Guerre dans les airs -
Un empâtement blanchâtre dominant çà et là l’ensemble, une fumée qui s’échappait encore, dernière haleine d’un feu prêt à s’éteindre pour jamais, tel était le Fort-Espérance, …
Jules Verne — Le Pays des fourrures