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Citations sur le sa - Page 34
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Il aurait bien aimé partager sa joie avec son père, mais celui-ci, agacé, le traitait de fainéant parce qu’il ne se précipitait pas pour prendre une fourche et brouetter le fumier.
Michel Ragon — Les Mouchoirs rouges de Cholet -
Il s’en alla ; puis il rouvrit la porte, et dit encore d’une voix impérieuse :— Surtout, défiez-vous d’Aristide, c’est un brouillon qui gâterait tout. Je l’ai assez étudié pour être certain qu’il retombera toujours sur ses pieds. Ne vous apitoyez pas ; car, si nous faisons fortune, il saura nous voler sa part. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 101)
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C’était l’étonnant Aristide Briand, broussailleux, pelliculaire, mais, à cette heure-là, furtif, qui avait raison quand il lui disait, en écendrant sa cigarette : « Nous gardons les cadres… »
Léon Daudet — Souvenirs des milieux littéraires -
La deudeuche fit une embardée, partit brouter quelques mètres de sillon du champ labouré, se cabra, se rétablit en grognant de toute la puissance chevrotante de son moteur, reprit enfin sa danse sur le chemin.
Gilles Laporte — Sous le regard du loup -
L'ami hocha encore une fois sa tête de cheval sans cesser de broyer la salade de tomates et de poivrons qu'il ingurgitait.
Camus — La Peste -
La moindre semence de légumineuse, souvent pas plus grosse qu’une tête d’épingle, nourrit sa Bruche, un nain, qui patiemment la gruge, l’excave en habitacle ; et lui, le dodu, l’exquis, serait épargné !
Jean-Henri Fabre — « La Bruche des haricots » -
Lorsqu’il chasse, encore que guidé surtout par la vue, il est souvent mis en alerte par le bruissement de sa petite proie.
Jean Rostand — La Vie des crapauds -
Cette marche ressemblait à une fuite. Troppmann marchait devant nous […] Il se hâtait, évidemment, et nous autres nous nous hâtions à sa suite. […] Ainsi, nous brûlâmes le corridor, nous descendîmes un autre escalier. Ivan Tourgueniev L’Exécution de Troppmann
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Ils n'étaient que de la quatrième scène. Seul Bosc se leva avec l'instinct du vieux brûleur de planches qui sent venir sa réplique.
Émile Zola — Nana -
Elle en avait contracté l'eczéma de la face, une éruption suintante qui la dévorait de sa brûlure atroce.
Jean Rogissart — Passantes d’Octobre -
Trois semaines plus tard, le 4 brumaire an IV (26 décembre 1795), la Convention nationale tint sa dernière séance et se sépara aux cris prolongés de Vive la République.
Alfred Barbou — Les Trois Républiques françaises -
Le mat et le bruni d’une pièce d’orfèvrerie. (Par analogie) Il faut vous dire de plus qu’on grattait cette cathédrale, sans respect pour ce bruni qu’il avait fallu huit siècles pour étendre à sa surface ; cela lui donnait un air de pâleur maladive qu’ils appelaient de la jeunesse.
Alexandre Dumas — La Vendée après le 29 juillet -
« Madeleine est très-bien… Et toi aussi, tu es très-bien, ma petite Julie, dit-il à sa cousine avant même d’avoir examiné sa toilette. Seulement, reprit-il sur le même ton de lassitude ennuyée, tu as là des nœuds roses qui te brunissent un peu trop. »
Eugène Fromentin — Dominique -
Il prend sa plume, souffle soigneusement les mies de pain tombées sur son grand livre, fait un geste pour bien poser sa main, et de sa plus belle ronde il écrit le nom qu’il vient de déchiffrer sur le livret mouillé :Félicie Rameau, brunisseuse, dix-sept ans.
Alphonse Daudet — Un teneur de livres -
De surcroît, pour ranimer votre courage, elle vous donne toutes les raisons de croire que l’aile de l’abbaye que vous habitez est sans aucun doute hantée et vous informe qu’il n’y aura pas un seul domestique à portée de voix. Sur ces paroles rassurantes, elle s’en va après avoir tiré sa révérence. Vous écoutez décroître le bruit de ses pas tant que le dernier écho résonne à vos oreilles et quand, le cœur défaillant, vous essayez de fermer votre porte, vous vous apercevez, plus inquiète que jamais, qu’elle n’a pas de verrou.
Jane Austen — L’Abbaye de Northanger -
Elle avait encore l’air d’une écolière ; son sarrau était repassé avec soin, bien froncé sur les épaules, la coiffure montait très haut, et on était un peu surpris, quand les yeux quittaient ces détails, de voir à la jeune fille un visage si sérieux. Elle tira sa révérence à la cuisinière, puis à Karl, et s’éloigna tandis que le jeune homme adressait involontairement à la cuisinière un regard d’interrogation.
Franz Kafka — L’Amérique -
Son père amena un galant. Il était d’un château, il montrait sa belle jambe. Et il clamait « La belle est mon étoile. » Elle, en se riant, elle se dit qu’il avait donc perdu le nord et là-dessus elle lui demanda ce qu’il voulait faire pour elle ? « Mademoiselle, pour vous, je veux me jeter du haut de ce clocher. » « Tout ce qui est exagéré ne compte pas », pensa-t-elle, et elle lui tira sa révérence.
Henri Pourrat — Le trésor des contes -
Ce n’était pas bien présenté. Je n’ai jamais su taper à la machine, et la secrétaire avait fini par tirer sa révérence. Mais c’était la vérité, bon sang, la vérité claire et nette.
Camille Laurens — Index -
On recommanda bien à cette femme, une fois de plus, de quitter son compagnon, qui en dehors de son alcoolisme et de sa brutalité, n'était de toutes façons qu'un bon à rien, incapable de garder un travail fixe bien longtemps.
Sonia de Braco — Ces foutues bonnes femmes -
Ainsi notre malade vit sa tumeur augmenter progressivement de volume en quatre mois ; au début elle n’était qu’un simple bubonocèle, bien vite elle devint une hernie scrotale.
Revue de chirurgie — Volume 38 -
(Figuré) — Grasset n’est pas de ceux qui ont fait retentir avec toute la puissance et tout l’éclat de leur aimable médiocrité le pavillon des cuivres engorgés de la Renommée ; la Déesse aux cent bouches polluées par toutes les irrumations littéraires et artistiques n’est s’est pas plus souciée de sa gloire, que lui ne s'est préoccupé des complaisantes fanfares et sonneries de cette vieille buccinatrice. — (Octave Uzanne, « Les Artistes originaux : Eugène Grasset, illustrateur, architecte et décorateur », dans la revue L’Art et l’Idée, Paris : chez A. Quantin, 1892)
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Et affin de vous descouvrir l’industrie de ce bon Escossois, il trouva fasson d’apprendre a blanchir les draps linges,(…). Il demouroit bien souvent, a cause de faire la buee, ung jour et deux jours, es maisons dessus dictes ; et le faisoit on coucher avecques la chambriere et aucunes foiz avecques sa fille.
Anonyme — Les Cent nouvelles nouvelles - vers 1460 -
Le nombre des polissages à effectuer avant de buffler, ce qui donne le poli final, dépend de l’état du métal tel qu’il est reçu du fournisseur, du traitement auquel il est soumis pendant la fabrication et de sa nature même.
H. Poulain — Le polissage de l’aluminium et de ses alliages -
Le bufflon, apercevant le grand buffle, se figura que c’était sa mère, et courut lui têter le ventre.
France-Asie — Volume 12 -
C'est dans les bonnes terres maraîchères d'Angers et de sa banlieue Sud et Sud-Est que se pratique la culture des bulbes et des oignons à fleurs. Cette culture est d'ailleurs assez récente. Les premiers bulbiculteurs furent les trois Frères Hennequin qui vinrent vers 1870 s'installer à Angers et fondèrent trois maisons différentes, s'intéressant surtout aux collections.
Norois — 1956 -
Il fallait voir Lucile marcher dans la rue, à la fois si énergique et si mal assurée, son corps penché en avant, son sac plaqué contre sa hanche, cette manière de fendre la foule, d’aller droit au but, ses airs de bulldozer.
Delphine de Vigan — Rien ne s’oppose à la nuit -
On ne sait pas assez que du VIe au XIe siècle au moins tout fonctionnaire byzantin, quel que fut son grade, tout intellectuel, savant moine ou clerc lettré, tout aristocrate, quelle que fut sa classe, eurent leur sceau. Il semblerait même qu’aux Xe et XIe siècles, chacun dans l’empire ait bullé avec frénésie.
Vitalien Laurent — Le Corpus des sceaux de l’empire byzantin -
C’était merveille de la voir se trémousser avec son madras sur la tête, sa grosse robe de burat gris, ses manchettes de couleur et ses sabots bourrés de paille.
Joris-Karl Huysmans — Le Drageoir des épices -
Lorsque le ver est prêt à donner sa soie, son appétit s'arrête. C'est l'instant de la montée. L'éleveur doit alors s'occuper à « cabaner », opération qui consiste à disposer en forme de bureaux ou cabanes, dans les intervalles compris entre les claies, des branches de genêts et de bruyères, dans lesquels les insectes montent et choisissent leur place pour commencer à filer leur cocon.
D. de Prat — Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales -
Il arborait une manière de dignité burlesque qui préparait la salle en sa faveur, […].
Francis Carco — L’Homme de minuit -
Elle plante un peigne à bord de perles dans ses cheveux noirs, et tire, sur son busc inflexible, les plis de sa blouse en vichy, chaque fois qu’elle passe devant un miroir. — Colette, La maison de Claudine
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Tu n'es qu'un chichiteux, lui dit sa mère, un emmerdeur, précisent les autres membres de sa famille et ses amis, une foutue buse, déplore sa compagne.
Sylvie Germain — Brèves de solitude -
Les forçats ne boivent pas de vin. Pourtant on avait toléré, dans le pénitencier de l’île Nou, qu’un gardien établît une buvette dans laquelle sa femme vendait à boire aux gens de l’île qui possédaient une autorisation.
Francis Carco — Maman Petitdoigt -
Comment décrire la beauté de cet ange au sexe byzantin, la ferveur immédiate qui nous a unis, l’ivresse que me prodiguaient sa voix si douce et ses mots salvateurs ?
Amélie Nothomb — Mercure -
Elle désirait sincèrement sonder la volupté du peuple, puis la raffiner par l’intervention prudente d’influences supérieures, car elle voulait la soumettre en temps voulu à Sa Majesté, non point comme un cadeau du byzantinisme, mais comme le témoignage que les peuples, emportés dans le tourbillon de la démocratie, s’étaient enfin ressaisis.
Robert Musil — L’Homme sans qualités -
Lorsque le ver est prêt à donner sa soie, son appétit s'arrête. C'est l'instant de la montée. L'éleveur doit alors s'occuper à « cabaner », opération qui consiste à disposer en forme de bureaux ou cabanes, dans les intervalles compris entre les claies, des branches de genêts et de bruyères, dans lesquels les insectes montent et choisissent leur place pour commencer à filer leur cocon.
D. de Prat — Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales -
Si tu avais choisi le bungalow, le cabanon et sa tondeuse, les voisins de l'autre côté de la clôture Frost.
Montréal — ville dépressionniste -
La longueur totale du cabaret est de quatre pouces et demi ; son vol a près de huit pouces ; son bec, un peu plus de quatre lignes; sa queue, deux pouces ; elle est fourchue et ne dépasse les ailes que de huit lignes.
Georges Louis Leclerc de Buffon — Œuvres complètes -
Marguerite tira alors de son aumônière une petite clef dorée, ouvrit la porte du cabinet et montra du doigt le jeune homme à sa suivante.
Alexandre Dumas — La Reine Margot -
Les intitulés cabines balcon et suites ne devraient pas vous poser trop de problèmes de compréhension. Comme dans la plupart des hôtels, une personne est en charge de sa propreté et veille à ce que vous ne manquiez de rien. On l’appelle le cabinier.
Fred Santos — Croisiere : 10 termes que vous devez connaitre avant d’embarquer -
Lorsque l’on ouvre une cabosse, les fèves qui s’y trouvent sont blanches et n’ont pas du tout le goût de chocolat. Ce sont les étapes de fermentation puis de torréfaction, comme pour le café, qui lui donneront ses arômes et sa couleur.
Stéphanie Maccioni — Valeur calorique et intérêt nutritionnel du chocolat -
[…] une étreinte vigoureuse lui paralysait les bras en arrière, […]. Bonnenfant, de sa poche, avait sorti le cabriolet : la morsure de l'acier meurtrit les poignets du braco.
Maurice Genevoix — Raboliot