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Citations sur le bien - Page 10
Il y a 516 citations sur le bien.
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« On a les foies, tête de noeud ? » lui jetai-je lèvres serrées. Il haussa les épaules. Bien sûr que j’avais peur.
Claude Collignon — Les noyés du désert -
Revenons-en à la rue des Gravilliers. Lisa continuait à attendre le Grand Soir. Les grands-parents et Renoir se moquaient un peu d’elle. Son mari, que ses journaux payaient bien, commençait à mettre de l’eau dans son vin.
Jean Renoir et Pierre-Auguste Renoir — mon père -
Entre bien et mal, ce serait très mal de ne pas bien choisir. Si l'on pense que faire le bien ne peut pas faire de mal, il faut alors bien le faire en se donnant du mal. → voir faire le bien
Philippe Normand — Sac de fables d'un flic libéré -
Lacroix a bien raison : ces viragos nous gâchent la vie.
Élise Fontenaille — L'homme qui haïssait les femmes -
Tout avait été dit. « Bien, bien, bien... », reprit Mierck en se balançant sur la pointe des pieds.
Philippe Claudel — Les Âmes grises -
Seulement, la vie de la plante, considérée relativement à la production utilisable, ne forme pas l'objet de la botanique, mais bien de l’agronomie.
Albert Lévy — « L'actinomètre Arago-Davy : Contribution à l'étude de la maturation des raisins » -
... répondit qu'il avait bel et bien existé des juments vertes
Aymé — La Jument verte -
Pascal nous dit qu’au point de vue des faits, le Bien et le Mal sont une question de « latitude ». En effet, tel acte humain s’appelle crime, ici, bonne action, là-bas, et réciproquement.
Auguste de Villiers de L’Isle-Adam — Les Demoiselles de Bienfilâtre -
Les gentils cons qui décrétaient le Bien et le Mal comprenaient qu'un garnement tirât les cheveux d'une fillette, pas qu'il lui roulât un patin ! Sœur Marie me le fit bien savoir ! Purification de ma bouche vilaine par la cascade d’ave au pied de saint Joseph.
Pierre-Robert Leclercq — Les Gabyandre -
Le sieur Tassin de Montcourt ayant péri révolutionnairement, ses biens, et notamment les deux septièmes qui lui appartenaient dans la terre de Saint-Escobille, furent confisqués au profit de la nation.
Hospices de Dourdan contre Tassin de Villiers — Cours de Cassation -
... aussi bien ma paupière ne s'ouvre qu'à regret
Baour-Lormian — Veillées -
... le sérieux de ces monotones figures, aussi bien que cette couleur froide
Barrès — Greco -
Ou tous ils descendaient ensemble, ou bien encor Ensemble reprenaient avec calme l'essor.
Jammes — Les Géorgiques chrétiennes -
... il y a encore beaucoup de végétaux utiles qui nous sont inconnus; car il s'en faut bien que chaque genre de végétaux nous fournisse par toute la terre une espèce en rapport immédiat avec nos besoins.
auteur -
Quelque histoire un peu bien sanglante
Pourrat — Gaspard des montagnes,À la belle bergère -
... hé bé, peut-être biein
André Malraux — Les Conquérants -
ben
Achard — Voulez-vous jouer avec moâ? -
... allons! eh! ben, quoi!
Renard — Journal -
thomas. − (...) Alle n'avait qu'à inviter rien qu'la famille, c'était tout ce qu'il fallait. margot. − Oh ben oui, rien qu'la famille! S'il n'y avait eu qu'la famille, gn'y aurait pas eu d'noce. thomas. − Dis donc, femme, tu n't'aperçois pas que p'tit à p'tit nous f'sons comme tout le monde; nous mangeons le bien des gens, et nous nous moquons d'eux après. C'n'est pas trop ben, da. margot. − J'sais ben ça; mais c'est que ça amuse.
Leclerq — Proverbes dramatiques,Le Savetier et le financier -
− L'oncle, dit Michel, ça va vous faire du bien d'un peu marcher. − Oh, moi, le bien... − Enfin, pourtant, ça va, la santé? − Je me plaindrais, j'aurais tort.
Jean Giono — Regain -
− Ce qui se fait par amour se fait toujours par delà le bien et le mal. Souviens-toi. (Il hésita imperceptiblement, avant de continuer). Et quel mal faisons-nous? Cette femme meurt. Vivante, elle nous séparait. Nous acceptons sa mort. Il faut avoir le courage de nous le dire : cette mort, chacun de nous la souhaitait.
Daniel-Rops — Mort, où est ta victoire? -
en pareille matière on ne peut pas dire qu' abondance de biens ne nuit pas ;
Henri Poincaré — La Valeur de la science -
le petit docteur Epeautre, qui en savait long, mais voulait rester bien avec tout le monde, opinait de la tête,
Daniel-Rops — Mort où est ta victoire? -
Depuis, à son sens, elle ne fait rien de bien
Jean Giono — Colline -
« tout est bien qui finit bien » , dit-il, et c' était du fond du cœur ;
auteur -
Elle avait encore l’air d’une écolière ; son sarrau était repassé avec soin, bien froncé sur les épaules, la coiffure montait très haut, et on était un peu surpris, quand les yeux quittaient ces détails, de voir à la jeune fille un visage si sérieux. Elle tira sa révérence à la cuisinière, puis à Karl, et s’éloigna tandis que le jeune homme adressait involontairement à la cuisinière un regard d’interrogation.
Franz Kafka — L’Amérique -
Ce n’était pas bien présenté. Je n’ai jamais su taper à la machine, et la secrétaire avait fini par tirer sa révérence. Mais c’était la vérité, bon sang, la vérité claire et nette.
Camille Laurens — Index -
Bien placés bien choisisquelques mots font une poésieles mots il suffit qu’on les aimepour écrire un poèmeon ne sait pas toujours ce qu’on ditlorsque naît la poésiefaut ensuite rechercher le thèmepour intituler le poèmemais d’autres fois on pleure on riten écrivant la poésieça a toujours kékchose d’extrêmeun poème
Raymond Queneau — L’instant fatal -
C’est mon po – c’est mon po – mon poèmeQue je veux – que je veux – éditerAh je l’ai – ah je l’ai – ah je l’aimeMon popo – mon popo – mon pommierOui mon po – oui mon po – mon poèmeC’est à pro – à propos – d’un pommierCar je l’ai – car je l’ai – car je l’aimeMon popo – mon popo – mon pommierIl donn’ des – il donn’ des – des poèmesMon popo – mon popo – mon pommierC’est pour ça – c’est pour ça – que je l’aimeLa popo – la popomme – au pommierJe la sucre – et j’y mets – de la crèmeSur la po – la popomme – au pommierEt ça vaut – ça vaut bien – le poèmeQue je vais – que je vais – éditer
Raymond Queneau — Le Chien à la mandoline -
[…] il peut bien parler d’amour du matin au soir, je t’assure que si un homme marié s’envoie en l’air avec une fille deux fois plus jeune que lui, c’est un coup, point barre.
Batya Gour — Meurtre en direct -
Il prophétisait vrai : notre maître Mitis,Pour la seconde fois, les trompe et les affine,Blanchit sa robe et s’enfarine ;Et, de la sorte déguisé,Se niche et se blottit dans une huche ouverte.Ce fut à lui bien avisé :La gent trotte-menu s’en vient chercher sa perte.Un rat, sans plus, s’abstient d’aller flairer autour ;C’était un vieux routier, il savait plus d’un tour ;Même il avait perdu sa queue à la bataille.Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,S’écria-t-il de loin au général des chats :Je soupçonne dessous encor quelque machine :Rien ne te sert d’être farine ;Car, quand tu serais sac, je n’approcherais pas.C’était bien dit à lui : j’approuve sa prudence :Il était expérimenté,Et savait que la méfianceEst mère de la sûreté.
Jean de La Fontaine — Fables -
Vous connaissez la violence du petit vieux. – Elle ne faiblit pas… Mais si maintenant, tout paraît mieux, quels mauvais jours nous avons passés il y a quelques semaines – J’ai bien cru un moment qu’il ne pourrait plus se secouer du plus profond chagrin. Souvent, je l’ai surpris pleurant et ne s’était-il pas mis en tête qu’il aurait dû s’enrôler pour défendre Anvers. C’était devenu une idée fixe et maladive, presque…
Lettre de Marthe Verhaeren à Theo Van Rysselberghe — Londres -
C’est une écharpe bleu foncé bien sûr, très longue et très épaisse, je me prends les pieds dedans en marchant, je dois lui faire faire au moins trois tours autour de mon cou, à mon écharpe.
Hélène Soulié — À cloche-pied -
Je sais bien qu’on m’objectera cette vieille rengaine d’Augier « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » Hé bien, Robert a peut-être l’ivresse, mais il n’a vraiment pas fait preuve de goût dans le choix du flacon !
Marcel Proust — À la recherche du temps perdu -
Le Phaéton d’une voiture à foinVit son char embourbé. Le pauvre homme était loinDe tout humain secours. C’était à la campagnePrès d’un certain canton de la basse BretagneAppelé Quimpercorentin.On sait assez que le destinAdresse là les gens quand il veut qu’on enrage.Dieu nous préserve du voyage !Pour venir au Chartier embourbé dans ces lieux,Le voilà qui déteste et jure de son mieux.Pestant en sa fureur extrêmeTantôt contre les trous, puis contre ses chevaux,Contre son char, contre lui-même.Il invoque à la fin le Dieu dont les travauxSont si célèbres dans le monde :Hercule, lui dit-il, aide-moi ; si ton dosA porté la machine ronde,Ton bras peut me tirer d’ici.Sa prière étant faite, il entend dans la nueUne voix qui lui parle ainsi :Hercule veut qu’on se remue,Puis il aide les gens. Regarde d’où provientL’achoppement qui te retient.Ôte d’autour de chaque roueCe malheureux mortier, cette maudite boueQui jusqu’à l’essieu les enduit.Prends ton pic et me romps ce caillou qui te nuit.Comble-moi cette ornière. As-tu fait ? — Oui, dit l’homme.— Or bien je vais t’aider, dit la voix : prends ton fouet.— Je l’ai pris. Qu’est ceci ? mon char marche à souhait.Hercule en soit loué. Lors la voix : Tu vois commeTes chevaux aisément se sont tirés de là.Aide-toi, le Ciel t’aidera.
Jean de La Fontaine — Fables -
Je fais un ouvrage de clown. Mais qu’est-ce qu’un tour de force prouve, après tout ? N’importe « Aide-toi, le ciel t’aidera. » Pourtant la charrette quelquefois est bien lourde à désembourber.
Gustave Flaubert — Correspondance -
ROBERT, dans un coin.Ah ! le beau Georges qui ne pouvait pas mettre ses cravates plus de trois fois ! Monsieur était trop délicat, il aimait changer de nuances. Monsieur va les user jusqu’à la corde, ses cravates ! BARBARA C’est un détail, mais cela va t’obliger à en acheter ! ROBERT Je m’en fous ! Je veux bien aller sans col et avec des trous aux fesses pour avoir le plaisir de voir monsieur dans la mouise.
Jean Anouilh — Le Rendez-vous de Senlis -
Si elle comprend bien, traduit en français moderne, il lui reproche d’enculer les mouches. Lui, lorsqu’il dit « Je n’ai jamais souffert », il déclare qu’il n’a jamais connu de douleur morale.
Camille Laurens — L’Avenir -
Alors je vais te dire ils vont se pointer dans ton restau un jour où ce sera plein de journalistes et de personnalités qui dégusteront du pinard en enculant les mouches, ou bien au cours d’un banquet d’étudiants en commerce bien propres sur eux, et ils vont commencer à jouer les malpolis, tu sais ?
Hervé Le Corre — Du sable dans la bouche -
J’allais oublier je suis « infiniment reconnaissante » à mon copain Djordje Djuric, dit le Gros, qui joue à l’éditeur et qui, en ces temps de guerre, encule les mouches et veut bien faire paraître des livres sur la vie amoureuse de nos grand-mères.
Slobodan Selenić — Meurtre avec préméditation -
Mon père avait, dans sa bibliothèque, le Littré, qui a une si grande importance pour moi, où j’ai trouvé un autre monde, celui des vocables, des mots, mots français bien sûr, un monde aussi réel pour moi, aussi faisant partie du monde extérieur, du monde sensible, aussi physique pour moi que la nature, […].
Francis Ponge — Entretiens de Francis Ponge avec Philippe Sollers -
Je suis né le 28 avril 1882, à Tortisambert, petit village bien joli du Calvados, dont on aperçoit le clocher à main gauche quand on va vers Troarn en quittant Livarot. Mes parents tenaient un commerce d’épicerie qui leur laissait, bon an, mal an, cinq mille francs de bénéfice.
Sacha Guitry — Mémoires d’un tricheur