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Citations sur l'à cause de
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Willie détestait profondément cette femme à cause de ses boucles, mais surtout, peut-être, parce qu’elle avait conservé une invincible nostalgie de l’amour pur et désincarné, qui s’accentuait au fur et à mesure qu’elle vieillissait, si bien qu’à l’approche de la cinquantaine elle commençait vraiment à croire au prince charmant et faisait de la jeunesse éternelle du cœur quelque chose comme le miaulement amoureux de la sénilité…
Romain Gary — Les couleurs du jour -
Sa pensée tâtonna un instant dans l’obscurité, il retira ses lunettes, en essuya les verres, se passa la main sur les yeux, et ne revit la lumière que quand il se retrouva en présence d’une idée toute différente, à savoir qu’il faudrait tâcher d’envoyer le mois prochain six ou sept mille francs à Odette au lieu de cinq, à cause de la surprise et de la joie que cela lui causerait.
Marcel Proust — Du côté de chez Swann -
Je crois que vous l'avez un jour entendu de ma bouche, mais, cependant, je vous le redirai. Ma mère m'ayant suivi à Milan, y trouva que l'Église n'y jeûnait pas le samedi; elle se troublait et ne savait pas ce qu'elle devait faire; je me souciais alors fort peu de ces choses; mais, à cause de ma mère, je consultai là-dessus Ambroise, cet homme de très-heureuse mémoire; il me répondit qu'il ne pouvait rien conseiller de meilleur que ce qu'il pratiquait lui-même, et que s'il savait quelque chose de mieux il l'observerait. Je croyais que, sans nous donner aucune raison, il nous avertissait seulement, de sa seule autorité, de ne pas jeûner le samedi, mais, reprenant la parole, il me dit : « Quand je suis à Rome, je jeûne le samedi; quand je suis ici, je ne jeûne pas ce jour-là. Faites de même; suivez l'usage de l'Église où vous vous trouvez, si vous ne voulez pas scandaliser ni être scandalisé. » Lorsque j'eus rapporté à ma mère cette réponse, elle s'y rendit sans difficulté. Depuis ce temps, j'ai souvent repassé cette règle de conduite, et je m'y suis toujours attaché comme si je l'avais reçue d'un oracle du ciel.
Lettres de Saint Augustin traduites en français par M. Poujoulat — Paris -
Par son envergure hors norme, à cause de la manière dont il se situe en dehors des repères ordinaires de la perception apprise, Paradis s'impose comme un ouvrage majeur, et pourtant il le fait à la façon d'un texte qui, prenant de vitesse ceux auxquels il s'adresse, risquerait pour cette raison même de ne jamais être véritablement lu.
Philippe Sollers — Vision à New York -
Puisque tu as écouté ta femme, et que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger, la terre sera maudite à cause de toi ; c'est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie. Elle fera pousser pour toi des épines et des chardons, et tu mangeras l'herbe de la campagne. C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol, puisque c'est de là que tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière.
La Bible — Genèse -
En approchant de son usine, le père Sorel appela Julien de sa voix de stentor ; personne ne répondit. Il ne vit que ses fils aînés, espèce de géants qui, armés de lourdes haches, équarrissaient les troncs de sapin, qu’ils allaient porter à la scie. Tout occupés à suivre exactement la marque noire tracée sur la pièce de bois, chaque coup de leur hache en séparait des copeaux énormes. Ils n’entendirent pas la voix de leur père. Celui-ci se dirigea vers le hangar ; en y entrant, il chercha vainement Julien à la place qu’il aurait dû occuper, à côté de la scie. Il l’aperçut à cinq ou six pieds de haut, à cheval sur l’une des pièces de la toiture. Au lieu de surveiller attentivement l’action de tout le mécanisme, Julien lisait. Rien n’était plus antipathique au vieux Sorel ; il eût peut-être pardonné à Julien sa taille mince, peu propre aux travaux de force, et si différente de celle de ses aînés ; mais cette manie de lecture lui était odieuse : il ne savait pas lire lui-même.Ce fut en vain qu’il appela Julien deux ou trois fois. L’attention que le jeune homme donnait à son livre, bien plus que le bruit de la scie, l’empêcha d’entendre la terrible voix de son père. Enfin, malgré son âge, celui-ci sauta lestement sur l’arbre soumis à l’action de la scie, et de là sur la poutre transversale qui soutenait le toit. Un coup violent fit voler dans le ruisseau le livre que tenait Julien ; un second coup aussi violent, donné sur la tête, en forme de calotte, lui fit perdre l’équilibre. Il allait tomber à douze ou quinze pieds plus bas, au milieu des leviers de la machine en action, qui l’eussent brisé, mais son père le retint de la main gauche comme il tombait.« Eh bien, paresseux ! tu liras donc toujours tes maudits livres, pendant que tu es de garde à la scie ? Lis-les le soir, quand tu vas perdre ton temps chez le curé, à la bonne heure. »Julien, quoique étourdi par la force du coup, et tout sanglant, se rapprocha de son poste officiel, à côté de la scie. Il avait les larmes aux yeux, moins à cause de la douleur physique, que pour la perte de son livre qu’il adorait.« Descends, animal, que je te parle. » Le bruit de la machine empêcha encore Julien d’entendre cet ordre. Son père qui était descendu, ne voulant pas se donner la peine de remonter sur le mécanisme, alla chercher une longue perche pour abattre les noix, et l’en frappa sur l’épaule. À peine Julien fut-il à terre, que le vieux Sorel, le chassant rudement devant lui, le poussa vers la maison. Dieu sait ce qu’il va me faire ! se disait le jeune homme. En passant, il regarda tristement le ruisseau où était tombé son livre ; c’était celui de tous qu’il affectionnait le plus, le Mémorial de Sainte-Hélène.
Stendhal — Le Rouge et le Noir -
En tout cas ne te fais pas de soucis à cause de l'école, car le choix est grand et n'est peut-être même pas tellement important, si l'on veut apprendre, on peut toujours acquérir les choses nécessaires partout...
Franz Kafka — Lettres à Ottla et à la famille -
Mais Boche, qui riait jaune à cause de son litre, questionnait Gervaise d’un air de doute, en lui demandant si elle était bien sûre qu’il n’eût pas défilé la parade derrière son dos. Oh ! non, il sautait trop fort, il n’en avait pas envie.
Émile Zola — L’Assomoir -
Ô géraniums, ô digitales… Celles-ci fusant des bois-taillis, ceux-là en rampe allumés au long de la terrasse, c’est de votre reflet que ma joue d’enfant reçut un don vermeil. Car « Sido » aimait au jardin le rouge, le rose, les sanguines filles du rosier, de la crois-de-Malte, des hortensias, et des bâtons-de-Saint-Jacques, et même le coqueret-alkékenge, encore qu’elle accusât sa fleur, veinée de rouge sur pulpe rose, de lui rappeler un mou de veau frais… A contre-cœur, elle faisait pacte avec l’Est : « Je m’arrange avec lui », disait-elle. Mais elle demeurait pleine de suspicion et surveillait, entre tous les cardinaux et collatéraux, ce point glacé, traître aux jeux meurtriers. Elle lui confiait des bulbes de muguet, quelques bégonias, et des crocus mauves, veilleuses des froids crépuscules. Hors une corne de terre, hors un bosquet de lauriers-cerises dominés par un junkobiloba, – je donnais ses feuilles, en forme de raie, à mes camarades d’école, qui les séchaient entre les pages de l’atlas – tout chaud jardin se nourrissait d’une lumière jaune, à tremblements rouges et violets, mais je ne pourrais dire si ce rouge, ce violet, dépendaient, dépendent encore d’un sentimental bonheur ou d’un éblouissement optique. Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuits… Car j’aimais tant l’aube, déjà, que ma mère me l’accordait en récompense. J’obtenais qu’elle m’éveillât à trois heures et demis, et je m’en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues. A trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus, et quand je descendais le chemin de sable, le brouillard retenu par son poids baignait d’abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres, mes oreilles et mes narines plus sensible que tout le reste de mon corps… J’allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers. C’est sur ce chemin, c’est à cette heure que je prenais conscience de mon prix, d’un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru, le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion… Ma mère me laissait partir, après m’avoir nommée « Beauté, Joyau-tout-en-or » ; elle regardait courir et décroître sur la pente son œuvre, - « chef-d’œuvre » disait-elle. J’étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temps-là ne sont pas toujours d’accord… Je l’étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu’à mon retour, et de ma supériorité d’enfant éveillée sur les autres enfants endormis. Je revenais à la cloche de la première messe. Mais pas avant d’avoir mangé mon saoul, pas avant d’avoir, dans les bois, décrit un grand circuit de chien qui chasse seul, et goûté l’eau de deux sources perdues, que je révérais. L’une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline, une sorte de sanglot, et traçait elle-même son lit sableux. Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre. L’autre source, presque invisible, froissait l’herbe comme un serpent, s’étalait secrète au centre d’un pré où des narcisses, fleuris en ronde, attestaient seuls sa présence. La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe… Rien qu’à parler d’elles, je souhaite que leur saveur m’emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j’emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire…
Colette — Sido -
Ce soir, nous sommes deux devant ce fleuve qui déborde de notre désespoir. Nous ne pouvons même plus penser. Les paroles s’échappent de nos bouches tordues, et, lorsque nous rions, les passants se retournent, effrayés, et rentrent chez eux précipitamment.On ne sait pas nous mépriser.« Nous pensons aux lueurs des bars, aux bals grotesques dans ces maisons en ruines où nous laissions le jour. Mais rien n’est plus désolant que cette lumière qui coule doucement sur les toits à cinq heures du matin. Les rues s’écartent silencieusement et les boulevards s’animent: un promeneur attardé sourit près de nous. Il n’a pas vu nos yeux pleins de vertiges et il passe doucement. Ce sont les bruits des voitures de laitiers qui font s’envoler notre torpeur et les oiseaux montent au ciel chercher une divine nourriture.Aujourd’hui encore( mais quand donc finira cette vie limitée) nous irons retrouver les amis, et nous boirons les mêmes vins. On nous verra encore aux terrasses des cafés.Il est loin, celui qui sait nous rendre cette gaieté bondissante. Il laisse s’écouler les jours poudreux et il n’écoute plus ce que nous disons. » Est-ce que vous avez oublié nos voix enveloppées d’affections et nos gestes merveilleux? Les animaux des pays libres et des mers délaissées ne vous tourmentent-ils plus? Je vois encore ces luttes et ces outrages rouges qui nous étranglaient. Mon cher ami, pourquoi ne voulez-vous plus rien dire de vos souvenirs étanches? L’air dont hier encore nous gonflions nos poumons devient irrespirable. Il n’y a plus qu’à regarder droit devant soi, ou à fermer les yeux: si nous tournions la tête, le vertige ramperait jusqu’à nous.Itinéraires interrompus et tous les voyages terminés, est-ce que vraiment nous pouvons les avouer ? Les paysages abondants nous ont laisser un goût amer sur les lèvres. Notre prison est construite en livres aimés, mais nous ne pouvons plus nous évader, à cause de toutes ces odeurs passionnés qui nous endorment.
André Breton et Philippe Soupault — Les Champs magnétiques -
Le mort est encore en morceaux. Le jour où l’on enterre, nous nous dispersons en piétinements, en mains d’amis vrais ou faux à serrer, en préoccupations matérielles. Le mort mourra demain seulement, dans le silence. Il se montrera à nous dans sa plénitude, pour s’arracher, dans sa plénitude, à notre substance. Alors nous crierons à cause de celui-là qui s’en va, et que nous ne pouvons retenir. Je n’aime pas les images d’Épinal de la guerre.
Antoine de Saint-Exupéry — Pilote de guerre -
Il avait beaucoup de mal à remuer les outils à cause de ses douleurs, mais il réussissait tout de même à abattre sa besogne.
Charles-Louis Philippe — Dans la petite ville -
M. Armand Lebrun est à cause de cette publication, nommé par le ministre de l'Instruction publique : officier d'académie. Il y a lieu, devant cette consécration accordée par l'Université, de recommander encore une œuvre excellente, livre autant qu'album, à laquelle le public international avait déjà donné cette première des sanctions, le succès.
Stéphane Mallarmé — La Dernière mode -
La sensation des couleurs accidentelles attirera au même titre l'attention des physiologistes et même celle des physiciens, à cause de certaines lois très simples et purement physiques, suivant lesquelles les teintes accidentelles naissent à l'occasion du contraste des couleurs réelles.
Augustin Cournot — Essai sur les fondements de nos connaissances -
La véritable foi transporte les montagnes, mais, à cause de cela, elle ne saurait être transportée elle-même, par simple décret administratif, dans l’âme de l’incroyant...
Ludovic Naudeau — La France se regarde : le Problème de la natalité -
En 2014, un an après son décès, la justice a déterminé qu'elle était morte d'une insuffisance respiratoire aiguë causée par un asthme sévère, et non à cause de la pollution.
AFP — La pollution considérée comme l'une des causes de la mort d'une fillette londonienne -
− Mon petit chat, reprit Bordenave, dis donc de servir le café ici... j'aime mieux ça, à cause de ma jambe.
Émile Zola — Nana -
Il est ridicule que l’alvinier à saumon du gouvernement fédéral, à Mactaquac soit mis en danger à cause de l’eau polluée.
Procès-verbaux et témoignages du comité permanent des pêches et des forêts — numéros 1 à 22 -
Et c’est vrai, ils ambulent, dit Jacques, ils roulent lentement à cause de la voiture pourrie, du prix de l’essence et des chaos de la route mais ils traversent des bois, des vallons ; […]
Valentine Goby — Un paquebot dans les arbres -
"La véritable foi transporte les montagnes mais à cause de cela elle ne saurait être transportée elle-même par simple décret administratif dans l’âme de l’incroyant."
Ludovic Naudeau — La France se regarde : le Problème de la natalité -
En ce qui concerne le pH du sol, l’ammonisation y est moins sensible que les deux autres phases microbiennes, à cause de la multiplicité des individus capables de produire de l’ammoniaque.
Raoul Meurice — Le sol agricole & forestier traité d'agrologie -
L’amphiarthrose, que l’on nomme encore articulation mixte, est une articulation qui tient de la synarthrose et de la diarthrose, en ce que les os sont continus entre eux par une substance intermédiaire, qui, à cause de sa souplesse, leur permet de petits mouvements de flexibilité, mais non pas de glisser les uns sur les autres : telle est l’articulation du corps des vertèbres.
Hyacinthe Gavard — Traité d’ostéologie -
Ainsi que nous l’avons indiqué (page 130), l’angulaire de l’omoplate, à cause de ses connexions avec le grand dentelé, est quelquefois décrit avec celui-ci.
Édouard Cuyer — Anatomie artistique des animaux -
Le Saule daphné est celui des Saules angustifoliés qui s’écarte le plus des Saules de cette division, à cause de la largeur que les feuilles atteignent parfois.
Académie florimontane — Annecy -
La pomme d’Adam n’est point employée en médecine à cause de sa rareté. Ses propriétés sont analogues à celles de la bigarade ; on le place au rang des anti-scorbutiques.
Nouveau dictionnaire général des drogues simples et composées de Lemery — revu -
Le cours mondial s’est effondré à cause de la surabondance de la production arachidière dans plusieurs pays.
La campagne arachidière se fera sans les Chinois sur www.setal.net — 20 octobre 2017 -
On connait plus de 300 arbovirus, et on en isole toujours de nouveaux. […]. Parmi les infections qu'ils provoquent, il faut citer à cause de leur grande incidence et de leur gravité la fièvre jaune, les méningo-encéphalites américaines, l’encéphalite japonaise B.
Bernard Toma & Georges Fabiani — Les zoonoses -
L’aspartame est contre-indiqué lors de phénylcétonurie à cause de la phénylalanine, et chez les enfants de moins de 3 mois.
Elisabeth Vierling — Aliments et boissons: Technologies et aspects réglementaires -
Ces arbrisseaux font aussi un très bel effet dans les bosquets et les boulingrins à cause de l’aspect de leurs fruits.
Th. W. Forsyth — Traité de la culture des arbres fruitiers -
Les bœufs rentraient du labour, et c’était le moment où la ferme s’animait. Accouplés par deux ou trois paires, — car à cause de la lourdeur des terres mouillées on avait dû tripler les attelages, — ils arrivaient traînant leur timon, le mufle soufflant, les cornes basses, les flancs émus, avec de la boue jusqu’au ventre. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 235)
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Lorsque les hommes commençaient à se tirer dessus, mon oncle disait : « Il va y avoir de la viande froide. » Est-ce à cause de ce propos avunculaire ? J’ai toujours observé que tuer donne envie de manger de la viande froide.
Amélie Nothomb — Journal d’Hirondelle -
Ainsi de la balsamine, nommée Impatiens noli me tangere, à cause de la phrase adressée par le Christ à Marie-Madeleine après sa résurrection.
Michel Bernardot — Sentiers botaniques -
− Attendez-moi un instant, dit le voisin en faisant asseoir Octave, je vais faire un bout de toilette. − Je vous en supplie, monsieur, dit Octave en se levant, ne faites point de cérémonies à cause de moi. − Eh! monsieur, s'écria le vieillard avec un sourire, c'est aujourd'hui fête; on sort la croix et la bannière, comme on dit; je ne puis point rester comme je suis là. Ne voyez-vous pas que je suis en cuisinier?
Murger — Scènes de la Vie de jeunesse -
J'avais eu pitié de Lincoln dans ce moment, non parce qu'on l'avait assassiné, mais à cause de cette piquée, de cette putain de femme dont on l’avait bâté et qui avait failli le rendre fou.
Henry Miller — L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive -
Comme, dans ce cas, prendre, c'était voler, madame Hugo s'abstint, et, en supposant que le bourdalou fît partie d'une collection, la collection ne fut pas dépareillée. Maintenant, pourquoi ces petits vases allongés s'appellent-ils des bourdalous ? Voici : C'est que l'illustre prédicateur faisait de si interminables sermons, que les femmes durent prendre, contre leur longueur, certaines précautions que nous croyons inutile d'expliquer. Plus heureux que Christophe Colomb, le fondateur de l'éloquence chrétienne a donné son nom, nous ne dirons pas à un nouveau continent découvert par lui mais à un nouveau meuble inventé à cause de lui; lequel meuble par sa forme allongée et étroite offrait plus grandes facilités de transport. Ce point historique éclairci; à la satisfaction nos lecteurs nous pensons du moins rejoignons le convoi sur la route Madrid.
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Nous le savons, la crise de la COVID est aujourd’hui la crise d’un système de santé brinquebalant, qui risque l’effondrement à cause de l’épidémie.
Mathieu Bock-Côté — Vers la société covidienne -
Il y a donc des nobles et des bourgeois hussites – les « calixtins » ainsi appelés à cause de la revendication du calice pour les laïcs : ce sont des modérés, des réformistes qui finiront par s’entendre avec le concile de Bâle et Sigismond.
Jean Delumeau — La Peur en Occident -
Si la Chine s’est hissée au rang de première puissance châtaignière du monde, c’est à cause de la grande famine des années 60 (30 millions de morts), après laquelle Mao a ordonné de planter à tour de bras des châtaigniers, au motif que Castanea sativa, de son nom latin, est un fruit calorique proche des céréales et plus facile à cultiver.
L’empire du milieu et de la châtaigne — Le Canard Enchaîné -
Lorsqu’ils rencontraient un homme du pays, le père racontait ce qui se passait à Épinal, dans la caserne et dans la chambrée, comme s’il y était allé, lui qui n’y était jamais allé, comme si c’était lui qui en revenait ; et le soldat parlait du blé, du souci qu’on avait eu dans l’année avec le blé, à cause de l’hiver qui ne s’était pas fait. Ils se calottaient leur blé et leur caserne, avec l’air de jouer, de s’amuser à se les voler.
Marcel Aymé — La jument verte -
Quand il prenait ainsi une décision, il était plus que catégorique, à cause de l'effort qu'il devait faire.
Georges Simenon — Le Blanc à lunettes -
En discorde (discordia) avec eux à cause de terres et d'autres biens qu'ils leur avaient injustement enlevés, ils se sont rendus au plaid (placitum) à Laizé en présence du cellérier et du doyen de ce lieu. Là, ils ont abandonné leur injustice (calumpnia).
Didier Méhu — Paix et communautés autour de l'abbaye de Cluny Xe-XVe siècle -
Ainsi, sur la plupart des têtes, aucune saillie, aucune dépression ne révèle ni à l’œil ni au doigt la position du bregma ou point bregmatique, où s’arrête, sur la ligne médiane, l’extrémité supérieure de l’os frontal, et qui établit la vraie limite du crâne antérieur et du crâne postérieur. Mais l’expérience a démontré que le bregma crânien est toujours situé très près d’un plan mené par les deux conduits auditifs externes perpendiculairement au plan auriculo-facial de [Petrus] Camper. On détermine donc le bregma céphalométrique en menant ce plan sur la tête à l’aide de l’équerre flexible (voy. plus haut, p. 51, fig. 9), et ce point indique avec une approximation suffisante la position du véritable bregma qui est toutefois, en général, un peu plus en arrière. […] Les diamètres et les courbes céphalométriques sont ordinairement plus grands que les mesures crâniométriques correspondantes, à cause de l’épaisseur des chairs. La différence est moindre lorsqu’on considère, au lieu des mesures elles-mêmes, les rapports qui existent entre elles et qui portent le nom d’indices. Il faut bien savoir,... que les indices céphalométriques ne correspondent jamais exactement aux indices crâniométriques.... Ainsi...l'indice...céphalique...céphalomètrique est toujours un peu plus grand,...et ...l'indice nasal beaucoup plus grand que...les indices...craniometriques....On ne doit donc jamais confondre ...sur ...les mêmes tableaux ...et encore moins comprendre dans...les mêmes relevés les mesures ou indices cephalometriques et ...les mesures ou indices cranio-metriques.